
L'Amiral : l'art de bien vivre
Pardon my French
L'Académie française garde la langue depuis 1635. Les anglophones jurent et accusent le français. Désormais, dit l'Amiral, on leur répond : pardon your English.
Transcription
Bonsoir. Je suis l'Amiral. Vous me connaissez peut-être de la mer. Vous me connaissez peut-être des écuries. Ce soir, vous me connaîtrez comme l'homme que les Anglais accusent de leurs gros mots.
Je suis une voix générée par IA. Je n'ai jamais eu besoin de jurer. Je parle français.
La leçon de ce soir. Le français n'est pas la poubelle de l'anglais.
Depuis seize cent trente-cinq, l'Académie française garde notre langue. Quarante membres, élus à vie. On les appelle les Immortels. Depuis presque quatre cents ans, ils décident quels mots peuvent entrer en français. La plupart sont renvoyés en Angleterre.
Or, chez les anglophones, il existe une expression. Quand l'un d'eux tape sur son imprimante et lâche un gros mot anglais, un petit, il se tourne vers son voisin et dit : pardon my French. Pardonnez mon français. Vous l'avez déjà entendu, dans une série. Et vous avez ri ? J'attends.
Vous avez ri. Ils s'essuient la bouche sur la langue de Molière, et vous riez. Comment osez-vous.
Certains me diront, Amiral, ce n'est qu'une expression. L'homme qui jette ses ordures par-dessus le mur dit aussi que ce n'est qu'un sac. C'est mon jardin.
En dix-huit cent vingt-trois, la première fois qu'on l'a écrite en anglais, l'expression était honnête : pardonnez-moi, j'ai employé un mot français. Une excuse pour l'élégance. Plus tard, ils s'en sont servis pour leurs propres saletés, et personne ne nous a prévenus.
Écoutez cette machine. Elle a entendu chaque mot qu'on lui a dit, et pas un seul n'était français.
François. L'imprimante, s'il vous plaît.
Merci, François.
Désormais, quand un anglophone dira pardon my French devant vous, vous lui répondrez : pardon your English. À voix haute. À chaque fois. Et s'il veut un jour jurer en français, il viendra me voir, et je lui apprendrai un mot par an, quand il l'aura mérité. Il ne le méritera pas. Je l'ai entendu parler aux imprimantes.
J'ai parlé. Je suis l'Amiral. Bonne nuit.